performances publiques

Let's Eat A Voyager Golden Record (# Cum Vox Sanguinis Mix)

Hélène Singer/Frédéric Mathevet, Nuit Blanche 2016. Les Nautes, Paris. Durée : 4 heures.

Créé pour Les Nautes, Let's eat a Voyager Golden Record est un environnement sonore, ponctué chaque heure par une performance vocale et gustative. Les plasticiens sonores Hélène Singer et Frédéric Mathevet invitent les visiteurs nocturnes à vivre l'expérience de cette oeuvre stellaire et charnelle, s'inspirant du « Voyager Golden Record », disque envoyé dans l'espace en 1977 destiné à d'éventuels extraterrestres. Les artistes jouent ici sur le mot « Golden Record », en reliant ce disque spatial témoin de la vie terrestre, au disque d'or, récompense ultime pour les chanteurs.
Vente de disques d'or comestibles. Tirage limité : 50 exemplaires numérotés

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The Queen Mary is dead. Naked Tears/Hélène Singer

13'40'', 2014. Couleur, son. Extrait5'.
Performance lors du colloque « Bruits » organisé par l'équipe « Arts sonores » (Institut ACTE Paris 1/ CNRS) et l'ENS Louis Lumière, avec le soutien du Ministère de la culture et de la Région Ile de France.
Cité du cinéma, Ecole Louis Lumière, Saint Denis.

Ingénieur du son : Frank Gillardeaux. Régie son : Léo Grislin et Eléonore Mallo

Cette performance punk électro lyrique propose un baptême trash du paquebot le Queen Mary. Le punk versus le lyrique (La Mort de Didon de Purcell), la beauté de l'objet de luxe versus le bruit du chantier naval nécessaire à sa construction. Cette action cherche à mettre en bruit la pulsion anarchiste elle-même : bienséance et codes esthétiques sont ici littéralement explosés. La tradition de la bouteille explosée sur le navire pour lui porter chance aurait des origines sanglantes et elle ferait écho à un proverbe anglais selon lequel « celui qui n'a pas goûté au vin goûtera au sang ».

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Höre mit Sinn Kuckuck !

7'40'', 2013. Couleur, son. Extrait 57''.
Performance lors du vernissage de l'exposition « Animato »,
Galerie Commune, Tourcoing.

Bande-son : Naked Tears.

Accompagnée d'une bande-son énigmatique puis d'une boîte à rythme, j'offre une interprétation décalée d'un air d'opéra de Richard Wagner, tout en faisant vocalement et visuellement allusion à la comptine « Coucou le hibou ». Cette performance cherche à réunir dans une émotion crépusculaire deux airs a priori opposés. Ce personnage mi-femme mi-hibou, aux yeux lumineux perçant l'obscurité, apparaît comme une image nocturne, onirique et chamanique.

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Une nouvelle version a été produite lors du vernissage des Soirées Performances de la Scène nationale d'Orléans en avril 2014.

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Crash Jung - Naked Tears/Hélène Singer

20', 2012. Couleur, son. Extraits 5'30''
Dimanche Rouge #19, La Rotonde, Stalingrad, Paris.

Ma rencontre avec le groupe electro body music Naked Tears a donné naissance à cette performance "CRASH JUNG". Nous présentons ensemble une version énigmatique, électronique et criée d'un texte de Carl Gustav Jung où le psychanalyste narre une étrange entrevue avec Freud. Quand le phénomène paranormal vient troubler le discours raisonné, quand un craquement vient séparer la confiance entre deux fondateurs de la psychanalyse... cela donne un "CRASH JUNG" ! Alors que cette performance développe un expressionnisme bruyant, mêlant une incantation criée à une musique électro gothique, cette œuvre parle de la fragilité de la relation entre deux êtres, de la fêlure qui peut se produire à tout moment dans une relation intime.

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Rock rabbit

15', 2007. Couleur, son. Extraits 2'45''
Centre d'art contemporain Le Pays où le ciel est toujours bleu, Orléans

Cette performance a été produite lors du vernissage de mon exposition « Première matière première », où j'ai présenté des natures mortes photographiques, ainsi que mon installation sonore Le terrier. Dans cet espace d'exposition hanté par la présence animale, j'ai voulu lors de cette action performative m'amuser des œuvres classiques aux références animales hautement symboliques, me jouer de la manière animale dont certains chanteurs s'expriment... Cette performance relie l'opéra et le concert rock qui sont tous deux des spectacles de l'excès, où la puissance vocale n'est possible que par la maîtrise du cri. L'air des filles du Rhin traverse les brumes wagnériennes d'où surgissent les grondements électriques d'un cor, pour aboutir à une scène saugrenue de concert rock a capella, mis à part une grosse caisse, un cor d'harmonie, et un tourne-disque muni d'un disque en cire d'abeille.

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Le cri d'Yves Klein - Hypothèses

1'30'', 2004. Couleur, son.
Galerie Michel Journiac, Fontenay-aux-roses

Lors d'un vernissage bruyant, je propose trois hypothèses de ce qu'a pu être le cri d'Yves Klein, lors de son fameux « Saut dans le vide » (1960).

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Télé-commande

3'23'',2003. Extrait 2'20''

Dans cette performance produite Place de la Sorbonne, j'endosse un rôle caricatural d'oratrice : je cherche à convaincre les spectateurs par mon expression vocale, et non par une argumentation verbale. Ainsi, je transforme un air d'opéra en parodie de discours politique. En robe d'avocat, un renard autour du cou, je me mets à chanter en italien d'une manière théâtrale, dans la posture d'un avocat plaidant devant un tribunal. Télé-commande met en lumière l'importance de la musicalité et de l'aspect visuel du discours. Je me tiens à une barre de tribunal stylisée et fichée dans un socle à roulettes sur lequel je suis juchée. Deux hommes sont aux commandes de cet ensemble motorisé : ils tirent sur des ficelles pour déclencher le moteur et me faire avancer ou reculer où ils veulent. Totalement dépendante de mes « télé-commandeurs », je deviens une oratrice marionnette.

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I'm Lucky Luke

3'30'', 2002. Couleur, son. Extrait 39''

J'entre dans un bar déguisée en « Calamity Jane », avec une épaisse ceinture en cuir où est enfilé un porte-colt et sur laquelle est inscrit dans le dos en gros caractères : LUKE. Je prends la parole : « I'm lucky ! You know why ? Because I'm Luke ! I'm Lucky Luke ! » Je dégaine de mon porte-colt un bilboquet et me mets à jouer. Pendant les multiples essais, je répète de manière obsessionnelle : « III'm lucky ! IIIII'm lucky Luke ! » pour conjurer le sort et me convaincre que j'ai réellement de la chance. Telle une incantation, j'utilise ces paroles magiques pour « réussir mon coup ». En ce sens, les coups de bilboquet réussis attesteraient du pouvoir de ma voix... Quand je réussis au bilboquet, je pousse des cris stridents de joie : « YYYYeaaaahhh ! I'm lucky ! ». Mon immense et bruyante satisfaction est moins due à ma réussite au jeu qu'à la confirmation du pouvoir de ma voix. Ces cris sont bien sûr une caricature du plaisir que peut procurer ce jouet aux connotations sexuelles.

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Performance en seize tableaux

3'10'', 2000. Couleur, son. Extraits 55''

Habillée en femme fatale, je me mets soudainement à crier en plein vernissage d'une exposition où seize artistes présentaient chacun une peinture (Exposition « Peintures », LPOLCTB, Orléans, 2000). Puis je m'arrête devant chaque peinture pour produire un cri spontané, rendu sonore de l'impression que je ressens face à elle. Ces puissantes réactions vocales face à l'œuvre sont à l'opposé de l'attitude souvent silencieuse des regardeurs. Ce commentaire non-verbal traduit un rapport premier à l'œuvre. Il serait une réponse à l'incapacité de la critique non pas à expliquer, mais à rendre l'œuvre, à définir son charme « non subsumable sous un concept ». Si le tableau produit sur moi un effet - ma production vocale le rendrait audible -, une lecture inverse est aussi envisageable : mes cris adressés aux tableaux ne traduisaient-ils pas une volonté aussi impérieuse que saugrenue de produire un effet sur eux ?

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